mardi 24 avril 2007

Comment réussir à créer, reprendre ou développer une entreprise dans un environnement hostile?

Réussir dans un environnement où le délestage fait le quotidien des journaux. Dans un milieu en manque de pôle de compétitivité, sans aucune structure de soutien, pire se sentir impuissant devant le manque de confiance des financiers. Se résoudre malgré soi, à la présence de la corruption permanente dans toutes les couches sociales, et pour terminer, vivre dans la peur engendrée par des faillites d’entreprises presque chaque jour.

Quelques conseils

- Prenez du temps pour monter un dossier de création en béton
- Pensez à deux fois avant de reprendre une ancienne activité, et ayez en tête les raisons de cession de l’entreprise reprise
- Bannir de votre tête la notion de vivre au jour le jour avec vos bénéfices aussi maigres soient ils !
- Votre mot d’ordre sera : une boutique, même très petite est une entreprise à gérer comme n’importe qu’elle grande entreprise dans le monde
- Faire des prévisions pour tous vos projets
- Traitez avec des partenaires ou parrains entrepreneurs qui ont réussi le plus dans le domaine visé
- Ne restez pas seul, assister au réunions d’associations
- Partagez vos angoisses avec des « conseillers »
- Groupez vos micros entreprises sous un seul nom.
- Communiquez (même si c’est sur du papier A4), en mettant en avant les tarifs et les modifications apportées à votre entreprise, faites cela au moins tous les mois.
- Fixez des objectifs en nombre de clients à atteindre.
- Développez des relations avec les banquiers (même si c’est pour un simple bonjour !) et montrez leur que même si vous ne disposez pas de fonds propres vous avez la motivation.

Exemple :

- En matière de fournisseurs, développez l’approvisionnement en commun avec des gérants de même activité que vous pour bénéficier des tarifs réduits (avec des modalités de non concurrence : non dans un même secteur)
- traitez directement avec les paysans si possible pour les matières premières si vous êtes dans l’agriculture, ou dans la transformation des produits
- proposez des livraisons à domicile, et négocier au début un intéressant pour le client.

jeudi 19 avril 2007

Le prix à payer

Laissez-moi vous conter l’histoire de quatre créateurs que j’ai rencontré. L’un deux, ingénieur, voulait fabriquer en trois mois des voiliers pour les prochains championnats du monde. Très jeune au physique comme au moral, il semblait animé par une foi capable de soulever des montagnes. Ainsi il s’était déjà fait embaucher à un prix très bas comme manœuvre sur un chantier naval en omettant de signaler qu’il était ingénieur et qu’il avait participé aux derniers championnats du monde dans la catégorie des sprinters.
Son projet était peu viable : penser qu’on puisse bâtir une réussite sur la simple idée de construire en trois mois des voiliers de 12 mètres, était une vue de l’esprit. Notre candidat créateur n’avait même pas pris la peine d’interroger des clients potentiels, alors que le marché était réduit et que, de ce fait, il aurait été possible d’effectuer rapidement une étude exhaustive.
Trois autres candidats me racontent une histoire similaire en me signalant qu’ils désiraient s’associer pour lancer une entreprise de fast food (restauration rapide). Le premier, ingénieur agroalimentaire, possédait une solide expérience professionnelle, le second avait dirigé pendant quatre ans un service marketing au sein d’une grande entreprise, et le troisième avait fait ses armes dans une grande banque. Tous trois possédaient une bonne formation en gestion récemment acquise dans une grande école réputée. Leur idée était séduisante. Elle consistait à distribuer par camionnette, sur les plages pendant l’été et dans les grandes villes, des hamburgers cuits au micro-ondes directement dans leur emballage de transport.
Une étude sérieuse prouvait l’existence d’un important marché et le projet était tellement bien étudié que des chaînes de restauration souhaitaient s’y associer. Nos trois candidats avaient besoin de 80 000 Euros, ce qui ne paraissait pas poser de problème, mais ils souhaitaient recevoir le même salaire que celui perçu par leur camarade embauché dans les grandes entreprises à leur sortie de la grande école. Ils étaient en outre organisés à ne pas travailler plus que 8 heures par jour. Enfin, ils avaient réussi à obtenir d’une grande firme une offre de situation valable de 6 mois… « Une solution de secours », me disaient ils.
Que croyez vous qu’il arrivât-il ?
Six mois passèrent notre premier candidat ingénieur continuait à vivre dans une chambre de bonne, mangeait des sandwichs, pensait plus à la situation qu’il aurait pu obtenir avec son diplôme d’ingénieur. Durant la période qui venait de s’écouler, il avait revu complètement son projet, trouvé les véritables facteurs clés de réussite, obtenu un prêt personnel de 15 000 euros, décroché un prix à la création de 9000 euros, réussi à convaincre un dirigeant de PME de lui prêter gratuitement un local, et il fabriquait son premier voilier.
Quand aux trois créateurs de fast food, ils avaient laissé tomber leur projet et travaillaient dans leur entreprise « de secours ». Interrogés sur les raisons de leur abandon, ils déclarèrent : « la création d’entreprise n’était pas faite pour nous. Nous avons obtenu les 80 000 euros dont nous avions besoin pour démarrer, mais lorsque nous avons fait nos comptes, nous nous sommes aperçus qu’il nous fallait en réalité 95 000 euros pour boucler notre budget. Il ne nous restait qu’une solution : réduire nos salaires et cela, nous ne pouvions l’accepter… »
Moralité : le créateur qui décide de s’attribuer d’emblée un salaire de PDG et de rémunérer son épouse ou son époux pour les travaux de dactylographie ou de comptabilité réalisés dans l’entreprise, qui refuse de prendre lui-même les risques qu’il demande aux autres de prendre, qui cherche à maîtriser son avenir sans remettre en cause sa sécurité matérielle, celui-là fera probablement partie des 50 % de créateurs qui n’atteindront jamais le cap de la cinquième année. Ceux qui aux contrainte savent à quoi ils s’attendent et sont prêts à faire les sacrifices nécessaires, ceux là ont de fortes chances de faire partie des 50 % qui réussiront, soit dans la création d’une nouvelle entreprise, soit comme futur successeurs d’un patron de PME, soit encore comme responsable d’une unité autonome au sein d’une grande entreprise.
Quand on connaît le prix à payer pour créer on a donc beaucoup plus de chances de trouver le temps et l’énergie nécessaire pour se poser les deux questions suivantes :
- Quelles sont mes aspirations, quels sont les buts que je poursuis sans la vie ?
- Quels sont mes qualités et mes défauts
La réponse à la première question permettra peut-être au candidat à la création d’entreprise de savoir si la création d’une entreprise lui permettra d’être « bien dans sa peau ». la réponse à la seconde question, loin de décourager, devrait l’éclairer sur la possibilité de « jouer en première, en seconde ou en troisième division ». Elle devrait également lui indiquer la voie à suivre pour concevoir un projet susceptible d’exploiter au mieux ses atouts et de réduire au maximum ses faiblesses.

mardi 17 avril 2007

A la rencontre de l’entreprise

Qui n’a jamais rêvé de devenir son propre patron ?
Si le lancement d’une entreprise est un aboutissement, c’est aussi le début d’une aventure risquée. Le nombre d’entreprises en faillite augmente chaque année avec un taux d’échec relativement élevé selon le pays, la zone, ou la région et selon qu’il est ou pas des structures d’accompagnement. Ce qui est paradoxal c’est que l’inné et la motivation prônent sur l’acquis, ceux qui ont des diplômes ne sont pas forcements meilleurs dirigeants que les moins qualifiés en terme de management. Tous les patrons confirment qu’ils sont tout le temps en difficulté. Cette difficulté en fait ne vient que de la mauvaise organisation. Toutefois il peut arriver qu’on ait des difficultés même avec une bonne organisation, une phase normale mais qui ne doit pas perdurer.

La réussite d’une entreprise dépend alors de l’idée, de l’adéquation homme projet, des moyens mis en place, quoi avec peu de moyen on peu accomplir des merveilles, donc de la structure d’accompagnement auquel le créateur est affilié, le suivi, par des parrains, experts, ou les réseaux. Il apparaît alors clair que l’entreprise et son créateur doivent s’entourer et être en veille à chaque moment.

La création d’une entreprise n’est pas difficile, mais tout créateur doit être plus qu’un joueur d’échec dans les phases de création et de gestion quotidienne de société. Joueur d’échec, parce que il faut voir en profondeur jusqu’ à trois points les répercussions de chaque geste, chaque décision pris avant et après l’installation de l’entreprise. Une phase comparable à celle de la période de révision des cours pour aller l’examen est nécessaire pour celui qui veut réussir l’étape de lancement.

Quelques propositions :

Assurez vous que votre idée est bien mure avant de vous lancez : faites un sondage auprès de ceux qui l’ont déjà mûri.
Ne faites jamais seul les démarches de création, aller voir un avocat, un expert comptable….
Sollicitez toutes les aides possibles, c’est en même temps de la publicité gratuite, de bouche à oreille.
Rattachez vous à un réseau d’une activité proche de vos idées
Soyez maîtres de vos chiffres, et sûr des arguments avancés.